Parce que parfois les choses ne se passent pas comme prévu…

Ceux qui nous suivent, vous vous souvenez peut-être que j’ai parlé de mon tunnel du mois de septembre.  J’avais défini ce tunnel comme une manière de fonctionner jour après jour, en abattant le plus de travail possible et ce en raison de plusieurs échéances, se succédant un rythme rapide, étant venues s’ajouter à mon agenda peu de temps auparavant.

Avant toute chose, je précise que si j’ai accepté ces tâches supplémentaires, c’est parce qu’elles répondaient à des  valeurs importantes pour moi, dans mon travail, à des priorités, à savoir transmettre et partager mon travail clinique, que ce soit lors d’exposés, de conférences ou de cours. Pendant cette période, j’ai maintenu les habitudes ancrées, celles qui me font du bien, comme aller au CrossFit, être présente pour mes garçons, prendre des moments lecture, faire les sorties qui me tenaient à cœur. Je n’ai donc pas vraiment « dégagé » du temps. Pour ce qui s’est ajouté, j’ai donc pris sur mes moments de repos, mes moments off et surtout sur ce qui n’est pas prioritaire et qui s’élimine sans difficulté.

À la sortie de ce tunnel, j’espérais trouver la lumière… mais c’est un gros coup de fatigue qui m’attendait. J’avais tenu le rythme à l’enthousiasme, à l’adrénaline, mais le prix à payer a été de me réveiller un dimanche matin avec des vertiges tels que j’avais l’impression d’être sur un bateau, debout, couchée, impossible que ça s’arrête. J’ai tenu le coup le lendemain au travail avec une journée chargée et super intéressante pour ensuite craquer le lendemain matin et passer trois jours dans mon lit à récupérer. 

Ça aurait pu marcher, j’aurais pu trouver la lumière… J’ai déjà traversé des périodes de tunnel, comme je les appelle, mais lors de celle-ci, à la rentrée, avec le départ de Gaspard à Louvain-la-Neuve et les émotions qui accompagnent ces périodes de transition, et bien ça n’a pas fonctionné. 

Ce n’est donc pas une astuce pour traverser le tunnel que je vous partage, mais le récit d’un moment de creux et une invitation à rester attentive à soi.

Ces trois jours de repos, aussi brefs furent-t-il, ont été salvateurs je pense, même si clairement pas suffisants. C’est néanmoins un moment qui m’a permis de recharger un peu les batteries, de me rappeler que ma santé n’a pas de prix, de m’inviter à ralentir, de m’adapter avec élégance (plutôt que de craquer en débordement émotionnel ou en faisant des erreurs dans mon job).  

Ce qui m’a permis de récupérer et surtout de n’a pas craquer davantage physiquement, ce sont tous les acquis de Bliss, les systèmes et habitudes que nous mettons en place pour avoir des balises claires qui restent en place quand on est un peu bousculée  

Rappelez-vous que même si les choses ne se passent pas comme prévu, ce n’est pas la fin de tout. C’est parfois un rappel à l’ordre pour prendre soin de soi ou un ajustement nécessaire qui apparaît. Ne traînez pas à pivotez, ne vous accrochez pas par principe. Si votre direction est claire, vos priorités ancrées dans votre quotidien, ça ne devrait même pas vous secouer tant que ça. 

Blisskiss`

Jess